Le Mondial 2026 Raconté Par Les Chiffres
L’Espagne, championne intraitable
Vainqueur du tournoi, l’Espagne décroche son deuxième titre mondial après celui de 2010, rejoignant ainsi la France au nombre de sacres. Fait rare : la Roja n’a jamais été menée au score de tout le tournoi, une performance qu’aucune équipe n’avait réalisée depuis l’Allemagne en 1990.
En face, l’Argentine disputait sa 7ᵉ finale mondiale, un total égal à celui du Brésil et inférieur seulement à celui de l’Allemagne (8). Mais la finale restera aussi pour une anomalie statistique : l’Argentine a terminé le temps réglementaire sans avoir tenté le moindre tir au but, une première dans l’histoire des finales de Coupe du monde.
Un ratio historique
La compétition a compté 104 matches au total, avec une pause fraîcheur systématique à chaque mi-temps, soit 208 coupures sur l’ensemble du tournoi.
Côté réalisations, 297 buts ont été inscrits, portant la moyenne à 2,85 buts par match : le meilleur ratio depuis le Mondial 1970 et ses 2,97 buts de moyenne. Le tournoi a par ailleurs donné lieu à 9 prolongations, soit 28 % des rencontres à élimination directe, et à seulement 4 séances de tirs au but.
Messi, Mbappé et Deschamps dans l’histoire
Lionel Messi est devenu le meilleur passeur de l’histoire de la Coupe du monde avec 12 offrandes, devançant son compatriote Diego Maradona (8). Meilleur buteur du tournoi avec 10 réalisations, Kylian Mbappé a surtout franchi un cap historique : avec ce total, il devient le meilleur buteur de l’histoire de la Coupe du monde, avec 22 buts au compteur, devançant Lionel Messi (21) et Miroslav Klose (16).
Son coéquipier Michael Olise n’est pas en reste, avec 7 passes décisives délivrées, un record depuis que cette statistique existe en Coupe du monde, soit 1966.
Côté banc, Didier Deschamps termine son aventure à la tête des Bleus en beauté : avec 19 victoires en phase finale de Mondial, il devient le sélectionneur le plus victorieux de l’histoire de la compétition, devant l’Allemand Helmut Schön (16 succès).
Une petite finale à rebondissements
La petite finale entre la France et l’Angleterre (victoire anglaise 6-4) a offert un festival offensif avec 10 buts inscrits, un total plus vu dans ce match depuis la rencontre Hongrie-Salvador en 1982 (10-1).
Une affluence historique
Selon les chiffres de la FIFA, plus de 6,7 millions de spectateurs (6 730 303 exactement) ont assisté aux matches du tournoi dans les stades.
Des anecdotes qui ont marqué la compétition
Le tournoi n’a pas manqué de moments insolites : un carton rouge infligé à l’attaquant américain Folarin Balogun a été annulé après une intervention de Donald Trump, sans empêcher l’élimination des États-Unis en huitièmes face à la Belgique (défaite 4-1). Autre curiosité, l’équipe du Paraguay n’a écopé d’aucun carton jaune lors de son huitième de finale perdu face à la France (0-1).
L’Afrique au rendez-vous
Sur le plan continental, 9 des 10 sélections africaines engagées se sont qualifiées pour les seizièmes de finale, un score seulement dépassé par l’Europe (13 qualifiées sur ses représentants). La suite du parcours s’est toutefois révélée plus compliquée : seules deux formations africaines ont atteint les huitièmes, et une seule les quarts de finale, le Maroc.
Enfin, la compétition aura été marquée par 14 cartons rouges distribués sur l’ensemble du tournoi.