Harcèlement Sexuel Présumé Au Mondial : Abdoulaye Sow Dévoile Les Coulisses De La Gestion Du Dossier

Pour la première fois depuis l’éclatement de l’affaire de harcèlement sexuel présumé impliquant le cuisinier de l'équipe nationale de football aux États-Unis, le secrétaire général de la Fédération sénégalaise de football (FSF), Abdoulaye Saydou Sow, est revenu sur les circonstances ayant entouré la gestion de ce dossier.

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Invité, ce dimanche, de l’émission « Point de vue » sur la RTS, il a expliqué les raisons qui ont conduit les responsables fédéraux à rapatrier l’intéressé, une décision qu’il considère comme ayant permis de préserver la sérénité du groupe et l’image du Sénégal.

Selon Abdoulaye Saydou Sow, des informations relayées dans la presse ont donné lieu à des interprétations et à des insinuations, alors que la fédération aurait agi dans le souci de protéger les intérêts du pays. « Sur cette histoire du cuisinier des Lions, il y a des articles de presse qui sont parus, des insinuations sont distillées, alors que sur cette affaire, les Sénégalais devaient nous féliciter, le président Abdoulaye Fall et moi-même, pour avoir protégé l’honneur et la dignité du Sénégal », a-t-il déclaré.

Le secrétaire général de la FSF a expliqué que les dirigeants avaient été informés de faits précis qu’ils ont assimilés à un acte de harcèlement sexuel. Face à cette situation, il estime qu’il fallait agir rapidement afin d’éviter une éventuelle intervention des autorités américaines.

« Il y a eu un acte assimilé à du harcèlement sexuel. Lorsque nous avons été informés, avec des actes bien précis, est-ce qu’il fallait attendre que la police américaine menotte un de nos gars (sic) pour faire des enquêtes ? », s’est-il interrogé.

Le choix du rapatriement

Abdoulaye Saydou Sow a indiqué que le rapatriement du cuisinier de la Tanière avait été décidé après concertation avec le président de la FSF, Abdoulaye Fall, alors en déplacement au Mexique, ainsi qu’avec des responsables de l’État du Sénégal.

« Il fallait prendre des mesures, à savoir ramener le cuisinier au pays. Cette mesure a été prise en concertation avec le président de la fédération qui était en déplacement au Mexique, mais aussi avec des responsables de l’État du Sénégal », a-t-il précisé.

Pour lui, cette décision a permis de préserver « la quiétude et l’équilibre » du regroupement sénégalais durant la compétition, tout en évitant que cette affaire ne porte atteinte à l’image du pays.

Le responsable fédéral a également évoqué les différences d’appréciation entre les pratiques sociales sénégalaises et les normes en vigueur aux États-Unis. « Il y a des pratiques sénégalaises qui ne sont pas occidentales. Nous n’avons pas les mêmes cultures ni les mêmes civilisations », a-t-il expliqué.

À l’en croire, certains comportements considérés comme anodins dans le contexte sénégalais peuvent être interprétés différemment aux États-Unis. « On peut, ici au Sénégal, parler à une femme, rigoler, tapoter et penser que c’est de la plaisanterie. Aux États-Unis, c’est considéré comme un harcèlement. Et c’est exactement ce qui s’est passé », a-t-il soutenu.

Abdoulaye Saydou Sow a par ailleurs révélé que la Fédération sénégalaise de football avait pris des dispositions en amont de la compétition, notamment avec la désignation de cette agente en question chargée d’anticiper certaines questions liées à la vie de la délégation.

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