Affaire Pape Abdoulaye Touré : Un Premier Placement En Détention Et Des Situations Judiciaires Différentes

L’enquête sur les violences dénoncées par Pape Abdoulaye Touré connaît une nouvelle étape. Selon L’Observateur, Djibril Gaye a été placé sous mandat de dépôt, tandis qu’Amadou Traoré bénéficie d’un contrôle judiciaire. Cheikh Tidiane Cissé et Djibril Diaw ont, pour leur part, fait l’objet d’un retour de parquet.

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Les premières décisions judiciaires concernant quatre personnes interpellées dans l’affaire Pape Abdoulaye Touré sont intervenues mardi 22 septembre 2026 au Tribunal de grande instance de Dakar. D’après L’Observateur, les juges d’instruction des premier et deuxième cabinets, saisis en cosaisine, ont réservé des suites différentes aux dossiers des mis en cause.
Djibril Gaye, agent de sécurité au Centre des œuvres universitaires de Dakar, a été placé sous mandat de dépôt. Le quotidien mentionne des chefs d’inculpation portant sur l’association de malfaiteurs, le crime contre l’humanité et les actes de torture.
Ses avocats ont contesté les accusations. Selon le journal, la défense a demandé, à titre principal, une liberté provisoire et, subsidiairement, un placement sous contrôle judiciaire. Elle a notamment invoqué ses garanties de représentation : son domicile connu à Dakar, sa situation familiale, son emploi et le fait qu’il aurait répondu aux convocations des enquêteurs.
Les conseils de Djibril Gaye ont également soutenu que les déclarations de la partie civile minimisaient l’implication de leur client dans les violences dénoncées. Le magistrat instructeur a néanmoins estimé nécessaire son placement en détention pour les besoins de l’information judiciaire, rapporte L’Observateur.
Amadou Traoré, présenté comme un vigile qui exerçait au domicile de l’ancien ministre Pape Malick Ndour au moment des faits, a été inculpé des mêmes chefs, selon le quotidien. Il a toutefois été placé sous contrôle judiciaire.
Cheikh Tidiane Cissé, surnommé « Kabakrou », et Djibril Diaw ont fait l’objet d’un retour de parquet. À la date de publication du journal, leurs auditions et l’examen de leur situation avaient été différés.
L’affaire trouve son origine dans une plainte déposée le 9 septembre 2024 par Pape Abdoulaye Touré. Celui-ci dénonçait notamment des faits de séquestration, d’enlèvement illégal, de torture et de violences qu’il affirme avoir subis en juin 2023.
Dans cette plainte, citée par L’Observateur, il mettait en cause plusieurs anciens responsables ainsi que d’autres personnes susceptibles d’avoir participé aux faits. Il affirmait avoir été agressé par des individus se présentant comme des proches de Pape Malick Ndour, accompagnés de gendarmes en tenue. Il évoquait également des menaces de mort.
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