Sangomar Dépasse Les Attentes : Woodside Affiche Une Fiabilité Record De 99,3 % Et Prépare Déjà La Phase 2…
Le champ pétrolier de Sangomar confirme ses performances au deuxième trimestre de 2026. Selon le rapport de Woodside Energy exploité par L’Observateur, la production s’est maintenue à un niveau proche de la capacité nominale, avec une moyenne quotidienne de 99 000 barils et un taux de fiabilité de 99,3 %. Ces résultats relancent les perspectives d’une deuxième phase qui pourrait accroître les réserves exploitées, prolonger la durée de vie du gisement et augmenter les revenus du Sénégal.
Le projet pétrolier de Sangomar continue de dépasser les prévisions établies avant son entrée en production. D’après les informations rapportées par L’Observateur, Woodside Energy a enregistré une production particulièrement solide au cours du deuxième trimestre de 2026.
L’opérateur indique une production moyenne d’environ 99 000 barils par jour sur une base de 100 %, dont 86 000 barils par jour correspondant à la part de Woodside.
Le champ a également affiché un taux de fiabilité de 99,3 %, une performance présentée comme exceptionnelle par l’opérateur.
Ces chiffres traduisent la régularité des installations et la bonne productivité des réservoirs. Ils confortent également les prévisions de production pour l’ensemble de l’année 2026.41,3 millions de barils équivalent pétrole pour Woodside au deuxième trimestre
À l’échelle de son portefeuille mondial, Woodside Energy affirme avoir produit 41,3 millions de barils équivalent pétrole au cours du deuxième trimestre.
La direction du groupe met en avant les performances de Sangomar, dont la fiabilité atteint 99,3 %, mais aussi celles du site de Shenzi, avec 99,2 %.
Selon Woodside, cette constance opérationnelle a permis de renforcer la visibilité sur ses résultats annuels et de maintenir sa prévision de production pour 2026 dans la fourchette annoncée.
À Sangomar, la production a bénéficié d’un soutien de pression plus important que prévu dans l’aquifère supérieur. L’optimisation des puits et du réseau a également permis de prolonger le plateau initial de production et de ralentir le déclin observé.
Des performances supérieures aux prévisions initiales
Le champ de Sangomar avait déjà dépassé ses objectifs en 2025. Alors que les prévisions initiales tablaient sur environ 30,53 millions de barils, la production avait atteint 36,1 millions de barils.
Les résultats enregistrés au premier semestre de 2026 renforcent cette dynamique. Pour L’Observateur, ces performances poussent Woodside et les autorités sénégalaises à examiner plus sérieusement la possibilité d’une seconde phase de développement.
Le potentiel du champ ne serait donc pas encore totalement exploité. Les données recueillies depuis le début de la production pourraient conduire à une réévaluation des réserves et du modèle économique du projet.
La phase 2 au centre des discussions
Woodside Energy et Petrosen ont engagé des discussions sur le développement éventuel de la phase 2 de Sangomar.
Cette nouvelle étape porterait notamment sur les réservoirs inférieurs S500 et sur les réservoirs supérieurs S400. L’évaluation du potentiel de développement se poursuit, tandis que des échanges sont menés avec Petrosen et le gouvernement du Sénégal.
L’objectif serait d’accéder à de nouvelles zones du gisement et de renforcer la capacité de production.
Deux ans après la sortie du premier baril, le 11 juin 2024, les partenaires disposent désormais de données opérationnelles qui leur permettent d’apprécier plus précisément le comportement du champ.
Mamadou Faye : des données nouvelles peuvent justifier l’extension
Ancien directeur général de Petrosen, Mamadou Faye estime que l’évocation d’une deuxième phase signifie probablement que Woodside et ses partenaires disposent de nouvelles données encourageantes.
Dans son analyse rapportée par L’Observateur, il explique que les opérateurs adoptent généralement des hypothèses prudentes au lancement d’un projet pétrolier. Le développement initial est conçu à partir de réserves minimales jugées rentables afin de réduire les risques techniques et financiers.
Lorsque la première phase fonctionne correctement, les données de production peuvent ensuite révéler des réserves plus importantes que prévu.
Selon lui, la stabilité de la production de Sangomar autour de 100 000 barils par jour, associée à une fiabilité de 99,3 %, constitue un très bon résultat.
Une production de pétrole et un potentiel gazier
Mamadou Faye souligne que la phase 2 pourrait concerner plusieurs niveaux pétroliers nécessaires au maintien de la production.
Il évoque également un potentiel gazier. Une phase consacrée au gaz avait été envisagée afin que celui-ci puisse être produit et acheminé vers la terre ferme pour répondre notamment aux besoins de production d’électricité.
Une exploitation combinée du pétrole et du gaz pourrait ainsi renforcer l’impact économique du projet.
Toutefois, l’ancien directeur général de Petrosen précise que l’augmentation des recettes dépendra de la bonne exécution de cette nouvelle phase et des volumes réellement disponibles.
Une durée de vie du gisement potentiellement prolongée
Au-delà de l’augmentation immédiate des revenus, la deuxième phase pourrait prolonger la durée de vie du gisement.
Selon Mamadou Faye, Sangomar avait initialement été évalué sur une durée de vie d’environ vingt ans. Une réévaluation des réserves pourrait permettre de porter cette exploitation à trente ans, voire davantage.
Cette prolongation représenterait un enjeu majeur pour le Sénégal. Elle garantirait une production plus longue, des recettes supplémentaires et une meilleure visibilité sur les revenus tirés des hydrocarbures.
La hausse des prix du baril renforce les perspectives
L’ancien dirigeant de Petrosen relève également l’évolution favorable du prix du pétrole. Alors que les modèles économiques initiaux étaient fondés sur un prix plancher d’environ 60 à 65 dollars le baril, le marché évolue désormais à des niveaux plus élevés, autour de 100 dollars selon les indications reprises dans l’article.
Une telle différence augmente mécaniquement la valeur des volumes produits.
Si les réserves supplémentaires sont confirmées et si la phase 2 est développée dans de bonnes conditions, le Sénégal pourrait donc percevoir davantage de revenus tout en prolongeant la période d’exploitation du champ.
Des recettes pétrolières déjà visibles dans les finances publiques
L’Observateur rappelle que les revenus issus de l’exploitation des hydrocarbures ont déjà commencé à alimenter les finances publiques sénégalaises.
Dans la Loi de finances rectificative pour 2025, les recettes attendues des hydrocarbures étaient évaluées à 72,53 milliards de FCFA.
Le rapport trimestriel d’exécution budgétaire du premier trimestre 2026 montre également une progression des recettes fiscales, portée notamment par l’impôt sur les sociétés et plus particulièrement par l’impôt sur les sociétés pétrolières.