«De la Démocratie au Fascisme!» : Le Coup de Gueule de Abdou Salam Touré

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« Chaque génération doit, dans une relative opacité, découvrir sa mission, la remplir ou la trahir. » Frantz Fanon
Le 23 juin 2011 le mouvement du 23 juin n’avait pas trahi sa mission, il l’avait remplie pleinement, accomplie avec panache s’érigeant en bouclier contre la modification de la Constitution afin d’instaurer le ticket présidentiel avec 25% des voies.
La génération du 29 juin ne doit en aucun cas faire moins que celle du 23 juin. Elle a l’impérieuse obligation de faire entendre sa voix et dire non à la forfaiture qui se dessine sous nos yeux.
Faudrait-il rappeler si besoin est, que depuis l’apparution du pastef sur le lanterneau politique sénégalais nos institutions n’ont jamais cessé d’être désacralisées avec des menaces, des insultes, de la manipulation et parfois même avec actes de violence quand leur guide avait appelé au gasta gatsa (Président insulté, ministres attaqués, magistrats menacés). Des groupes de presse ont même été incendiés pour faire taire les journalistes qui osent émettre des opinions contraire celles du « guide ».
Aujourd’hui au pouvoir, c’est la théatralisation, la banalisation de nos institutions qui est le jeu favori des pastefiens.
Jamais, l3 Président de la République, première institution du pays n’avait autant de subi d’attaques, d’humiliation, de quolibets. Le « guide » est allant jusqu’à dire que ce dernier n’avait pas d’autorité et qu’on devrait le laisser gouverner, lui le Pm nommé.
Certains diront que c’est un problème intrapastefins , d’autres verront un problème d’égo, sauf que depuis que le « guide » a été demi de ses fonctions de Pm, il ne cesse de poser des actes subversifs qui sapent l’autorité du Président, qui fragilisent les fondements de notre République:
– vote unilatéral de la modification des articles L29, L30 (articles figurants pourtant dans l’avant projet de loi) par ses partisans avant son éviction de la primature;
-irruption à l’assemblée nationale pour récupérer un poste fictif;
-démission de la présidence de l’assemblée nationale d’El Malick Ndiaye pour permettre à son guide de s’installer sur le perchoir par usurpation;
Comme si ça ne suffisait pas, pastef s’arroge le droit de récuper le projet de loi déjà fiscelé par le gouvernement pour en faire une proposition de loi en y introduisant des modifications substantielles touchant à une trentaine d’articles. Entre autres:
1- Interdiction au Président de la République de diriger une formation politique
2- Obligation pour le Président de la République(PR) de définir les politiques publiques de concert avec le Premier ministre. Renforcer les pouvoirs du PM
3- Empêcher la dissolution de l’ Assemblée plus d’ une fois au cours d’ un même mandat Présidentiel
4. Empêcher le PR d’avoir la main mise sur la Cour constitutionnelle ;
5. Obliger le PR à faire une déclaration de patrimoine en début et fin de mandat
6. Limiter les motions de censure à deux par année
7. Contrôler et encadrer l’ utilisation des fonds politiques et caisses noires.
Jugez-en vous-mêmes. Tout est fait pour dépouiller le Président de la République élu de ses prérogatives au profit du PM et du Président l’assemblée nationale qui ne sont que nommés. Pire ce texte n’a pas été discuté avec toutes les forces vives de la Nation comme il était de tradition depuis le consensus de 1992.
Aujourd’hui notre pays est à la croisée des chemins. Sa démocratie, modèle en Afrique est en danger kidnappée par des députés sadiques dans la démarche voulant voter vaille que vaille des lois iniques pour projet cynique à l’encontre des intérêts supérieurs de la Nation.
Aucun Patriote, aucun Républicain, aucun Démocrate, aucun Nationaliste ne devrait s’accomader à cette forfaiture qui va faire basculer indéniablement notre pays de la démocratie au fascisme. Le rappel est profitable aux poliques.
Pour ce qui ne le savent pas: la démocratie est le pouvoir du peuple par le peuple et pour le peuple. La démocratie consacre à chaque pourvoir (Executif, Législatif, Judiciaire) un pouvoir bien déterminé tous travaillant pour le bien du peuple.
Une institution, si légitime soit-elle est l’émanation du peuple, représente le peuple, au service exclusif du peuple mais n’est en aucun cas au solde d’un parti, d’un clan ni d’un :guide ».
Pour ceux qui l’ignorent: le fascisme est un système autoritaire, totalitaire, poluliste autour d’un idéal mais surtout ou service d’un personne élevé au rang de guide. Avec le fascisme, c’est le culte le la personne qui prend le dessus sur l’intérêt national. Dans le fascisme, les militants sont fanatiques, bornés, violents ne tolérant aucune critique adressée à leur guide. Dans le fascisme toutes les lois sont vôtres pour plaire au guide qui a tendance à s’arroger les pleins pouvoir.
Mussolini le Duce, Hulter le Führer en furent de parfaits exemples et nul n’ignore où leurs folies ont conduit leurs pays et monde en 1945.
Comparaison n’est pas raison certes et nous sommes loin du scénario de l’Italie et de l’Allemagne en début du siècle dernier.
Néanmoins au vue de ce qui se dessine et si cette loi passe demain et que le Président de la République Son Excellence Bassirou Diomaye Faye ne prennent pas ses responsabilités, c’est l’assemblée nationale qui va le dépouiller de ses prérogatives au profit d’un Pm et Pr de l’assemblée nationale nommés, ce sont des députés vont s’accaparer des pouvoirs surdimentionnés mettant en cause l’équipe des pouvoirs et la nature même présidentielle de notre régime.
C’est pour éviter à notre pays cette décadence que j’appelle à la raison les députés de pastef et leur « guide » Ousmane SONKO . J’en appelle à leur sens de responsabilité afin qu’ils mettent le Sénégal terre de paix, de dialogue, de consensus au-dessus de toute considération politicienne et personnelle.
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